Du bleu dans les voiles... Du bleu dans les yeux...
    Du bleu dans les voiles...      Du bleu dans les yeux...

Un Projet avec  les Waoranis

 

Notre association existe depuis juin 2012, nous avons déjà fait un bout de chemin ensemble.

 

Durant notre périple nous avons présenté chaque mois pour les adhérents de l'association, un carnet de la découverte sur un sujet en rapport avec nos découvertes et nos rencontres et notre vie à bord de Zouk. Cette association est pour nous, l'occasion d'échanger avec vous, non pas sur notre "aventure" qui n'en n'est pas une, juste un voyage en "terres inconnues", avec notre vision de ce monde que nous découvrons chaque jour.

Lors de la création de l'association, nous avions le projet de donner un coup de main à un petit village guatémaltèque que nous avions découvert en 2007 lors d'un voyage. Nous avions été touchés par l'ethnie Qeq'shi que nous avions rencontrée dans ce petit village d'une quarantaine d'âmes.

En revenant avec ZOUK dans le Rio Dulce à une centaine de kilomètre au sud de ce village, nous espérions retrouver notre guide Otto qui nous avait fait découvrir cet endroit hors du temps.

Nous avons appris dernièrement qu'il avait disparu de la circulation. Ici, au Guatemala, les règlements de compte ou les histoires de village peuvent se terminer dramatiquement. Otto était un ancien "guerriero" avec des idées révolutionnaires pour défendre le peuple Qeq'shi contre les pouvoirs corrompus...

Nous avons essayé de retrouver ce village perdu dans la campagne mais sans succès.

 

Nous avons donc réorienté notre projet pour l'association.

 

 

C'est en remontant la Cordillère andine, l'automne dernier, que nous avons rencontré le peuple Waorani.

Plus que tout autre peuple de la Terre, les Waorani sont en osmose complète avec le milieu naturel dans lequel ils vivent. Nous retrouvons dans leurs yeux, dans leurs gestes et dans leur façon de vivre, le sens profond de notre voyage. Apprendre à mieux connaitre la Terre, pour mieux vivre avec.

 

Ce peuple de chasseurs cueilleurs encore nomades, vit comme il y a 10 000 ans. Il n'en est pas moins fier de ses traditions de sa connaissance de la forêt, il a eu la grande sagesse de prendre son destin en main il y a une vingtaine d'année en se fédérant lors de leur rencontre de "l'autre monde : nous".

 Après les premiers contacts avec "l'autre monde" au bord du rio Napo, dans les années 60, une bonne partie de la population a été décimée.

Voici ce que peu de gens savent :

Le petit pays qu'est l'Equateur est coupé en deux, par la colonne vertébrale des Andes qui s'étire du Nord au Sud, avec une série de volcans dépassant pour certains, les 6000 m d'altitude. Coté Ouest, les plaines humides débouchent sur le Pacifique. À l'Est, c'est l'Amazonie qui prend ses racines sur les contreforts des volcans, pour se perdre des milliers de kilomètres plus à l'Est, sur la côte Atlantique.

C'est dans l'Est du pays que se trouve de grandes quantités de pétrole. Lors des premières reconnaissances faites par les compagnies américaines et européennes, l'accueil n'a pas été tendre par une partie des peuples indigènes de la forêt. Les Waoranis mais aussi les Shuars (réducteurs de têtes) sont connus pour être de vrais guerriers défendant leur territoire ; ils ont donc riposté avec leurs armes (lances et sarbacanes) contre les fusils des paramilitaires.

A cette époque, des missionnaires évangélistes débarquent dans la région et vont faire un véritable travail de fond pour évangéliser les Waoranis. Pour se faire, ils vont approcher certaines femmes Waoranis fuyant les guerres perpétuelles entre les clans. Parmi elles, une Waorani, nommée Dayuma, va devenir la "meilleure" ambassadrice des évangélistes. Dayuma va être séduite par le monde moderne, présentée par les missionnaires. Ils vont pouvoir grâce à elle, traduire la bible en langue Waorani, d'énormes moyens vont êtres mis en place par les évangélistes pour sédentariser ce peuple nomade et incontrôlable. Le village Tihueno va être construit avec école, église, épiceries. Les Waoranis sédentarisés près du village seront obligés d'obéir aux principes évangélistes et contre leurs coutumes. Ils ne devront plus vivre nus, ne plus avoir plusieurs femmes, ne plus tuer... Avec l'arrivée des colons évangélistes, de nouvelles maladies font leurs apparitions comme la poliomyélite et la grippe qui font des ravages en décimant une partie des Waoranis. Pour autant, la population est soignée dans les dispensaires, les missionnaires montrent alors les bienfaits du monde moderne (tout cela se passe dans les années 60 et 70)...

Bizarrement la société pétrolière américaine TEXACO découvre un important gisement de pétrole dans la région ou se trouvait, il y a peu de temps, ces mêmes Waoranis avant d'être sédentarisés. Pour information : le président de Texaco de l'époque était évangéliste...

 

 

Il serait réducteur de laisser croire que la disparition des peuples indigènes d'Amazonie, est l'oeuvre de la seule société TEXACO (actuelle CHEVRON), d'autres sociétés pétrolières sont présentes. Pour ne rien arranger au problème, le pouvoir Equatorien de l'époque avait fait voté une loi, autorisant quiconque à s'octroyer les terres inoccupées si ils pouvaient prouver avoir été sur le terrain et délimité le dit terrain. C'est comme cela que de grands territoires Waorani habités que partiellement et utilisés pour la chasse sont devenus propriétés de sociétés pétrolières, agroalimentaires ou de bucheronnage...

Sur les 3000 Waoranis de la forêt d’Amazonie Equatorienne, la moitié a refusé de se mélanger avec l'autre monde (nous), dont ils ne connaissent l'existence, que depuis un peu plus de trente ans pour certains mais auquel ils ne veulent pas ressembler. L'autre moitié a déjà succombé au poison de la consommation  et du monde moderne. Pour autant, cette dernière moitié n'a pas perdu ses origines est son histoire. Par la voie des médias (radio FM, livres...) elle se fait entendre auprès du gouvernement et veut montrer au reste du monde que l'on peut encore vivre en harmonie avec son environnement, avec ses coutumes sans être complétement dévoré par le monde moderne.

 

Nous avons rencontré Dabo, un Waorani d'une trentaine d'année qui travail pour la radio local Waorani dans la petite ville de Puyo. Son village comme les autres de cette région au bord d'un petit rio se jetant dans le rio Curaray, n'a connu "l'autre monde" que très récemment  dans les années 80. Dabo a été notre guide et nous a fait rencontrer sa famille et son village en forêt tropicale. Il pétillait de bonheur en nous comptant leur histoire et leur culture. Il se bat au coté des autres représentants Waorani pour faire connaitre son peuple au plus grand nombre, d'entre nous. 

Mieux se faire connaitre pour mieux protéger sa culture.

 

Dabo parle espagnole et également Waorani. Il a un grand projet qui me touche particulièrement. Il souhaite rencontrer les anciens waoranis des villages de la Forêt pour enregistrer leurs histoires  racontées le soir au coin du feu, mais également pour garder une trace sonore de la langue Waorani. Cette langue est unique en forêt amazonienne, elle n'a aucun lien avec d'autres dialectes du continent. Déjà plusieurs livres de traduction Waorani ont été publiés en Equateur.

Dabo à une connaissance du matériel de reportage vidéo et sono grâce à son travail au sein de la radio Worani de Puyo

 

Dabo a découvert mon petit matériel pour mes reportages vidéos et espère par le biais de notre association, s'équiper de matériel d'enregistrement sonore et vidéo solide et étanche.

Wawé (oncle de Dabo), vie encore de manière traditionnelle. Au sein du village, cet homme est respecté de tous, par sa sagesse et ses histoires comptées. Nous avons beaucoups échangé avec lui lors de nos balades en forêt. Il a une envie profonde de connaitre notre monde mais veux garder son façon de vivre...

Abris traditionnel, où nous avons dormis avec la famille de Dabo lors d'une sortie pour la chasse au bord d'un rio

Les Waoranis sont demandeur de savoir sur le reste du monde, ils leurs manque les outils pédagogique qui leur permettraient de mieux comprendre le monde dans lequel ils évoluent. Un exemple simple: nous sommes venu avec une planisphère gonflable pour leur montrer d'où nous venions. L'instituteur ne connaissait pas la France et découvrait qu'il y avait d'autres régions au delà des Amériques. L'école du village est géré par l'unique instituteur qui enseigne en même temps pour les enfants de 6 à 14 ans les plus petits sont avec leurs mères, les plus grands sont en forêt avec leurs pères.

Même si le président Rafael Correa met en place un soutient aux populations indigènes de son pays (ce qui est une première), les waoranis non pas ou peu de moyens à leur disposition pour apprendre à connaitre le monde moderne. Nous attendons le retour de l'instituteur waorani du village en se qui concerne ses besoins.

 

Notre association n'a aucune prétention de vouloir changer quoi que ce soit dans la vie de ce village d'amazonie.  Pour autant, nous voyons leurs lucidité quand nous parlons avec eux de notre monde. ils souhaite mieux le comprendre et le connaitre sans pour autant changer et quitter leur monde de la forêt.

Dabo tient à collecter un maximum de petits reportages sur son peuple. Ces futurs reportages réalisés par un Waorani pour les Waoranis, s'ajouterons aux documentaires déjà existants, montrants et défendants la positions de ce peuple soumis à une pression avec le monde moderne de plus en plus grande.

 

Mieux faire connaitre son peuple pour mieux le protéger.

Notre petite association possède de modestes moyens, nous vous remercions de parler de cette initiative à votre entourage et espérons avoir encore plus de soutiens dans le futur pour aider Dabo et son village.

 

N'hésitez pas à nous écrire, pour nous donner vos impressions, vos idées...

 

Vous pouvez nous aider en devenant adhérent de notre association.

 

Ensemble nous pouvons faire de grands projets.

 

 

Ecrivez directement à l'adresse: dubleudanslesvoiles@gmail.co

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